infinity

bubble

lien utiles

http://01referencement.free.fr/submit_site.php http://www.1bl.fr/soumettre.html Assurance dommage ouvrage immobilier Maroc : Portail annonce immobilier Maroc pronostics pmu assurance pret

dimanche 22 janvier 2012

Le Costa Concordia


Le Costa Concordia

 D’abord les images . . .                                                                                                                                                                                           Ce sont des images quasi irréelles, incongrues : un navire gigantesque, véritable monstre d’acier, gît, couché sur son flanc, à quelques encablures du rivage, dans une mer calme, tout juste troublée  par quelques vaguelettes insignifiantes.  Ce tableau improbable, insolite, que l’on pourrait croire issu d’un mauvais blockbuster hollywoodien, représente le naufrage du Costa Concordia, un des fleurons de la compagnie italienne Costa croisières. Il s’agit de la première grosse catastrophe de l’année, évidemment très médiatique. Du visuel, du spectaculaire repris « en boucle » par toutes les chaînes de télévision.  Les lieux paraissent tranquilles mais les carabinieri et les hommes grenouilles qui s’agitent autour de l’épave donnent à l’évènement une consistance  et une  dimension tragiques. L’imagination se met en branle. . . Ce navire échoué est sans doute le vestige d’une tempête mémorable, nous avons sous les yeux l’épilogue d’une lutte titanesque contre des éléments déchaînés, le rejet  d’une vague géante provoquée par le réchauffement climatique,  le résultat d’une erreur de tir d’un sous-marin en exercice. . .  

Puis les commentaires . . .                                                                                                                                                                                       Les médias nous apprennent qu’il n’en est rien. Ce « temple du divertissement flottant » a sombré en eaux calmes ; il naviguait « en père peinard », à son rythme de croisière, mais un peu trop près de quelques méchants récifs. Le capitaine voulait offrir à ses passagers une vue inoubliable sur les côtes italiennes au prix d’un  petit détour ; un divertissement supplémentaire qui a viré au tragique. Avec de si grosses machines, la futilité n’est pas de mise et une erreur d’appréciation du danger peut avoir des conséquences terribles ! Et l’erreur humaine devient inhumaine, elle peut dépasser notre entendement . . .                                                                                                                                                 
 La catastrophe du Concordia est représentative de notre époque, une époque marquée par le « toujours plus », par l’,hubris, par la démesure : dans le domaine de la croisière, en 20 ans, pour abaisser les tarifs et  attirer de nouvelles catégories de clientèle, les paquebots sont passés d’une capacité moyenne de 500 passagers à plus de 3000 ( Le Royal Caribbean Cruise, un des plus grands navires en exploitation, peut accueillir 6296 passagers et compte 2160 membres d’équipage). Notre civilisation est  marquée par le décalage (hiatus) de plus en plus inquiétant entre la puissance technologique et la fragilité humaine. Notre planète est dominée, façonnée  par l’homme qui se révèle incapable de se montrer à la hauteur de ses responsabilités et de maîtriser les instruments techniques conçus par son cerveau. Notre époque est à l’opposé du développement soutenable et d’une démarche précautionneuse, elle est  à la prise de risque dans tous les domaines pour faire du profit et pour maintenir cette course folle à la croissance. Les évènements récents nous le démontrent :  cela vaut en matière maritime, cela vaut pour le nucléaire et cela vaut aussi pour le secteur financier : la crise de 2008 et la crise de la dette sont  largement dues à la sophistication extrême des outils, des instruments  financiers qui ont permis de rompre le lien entre prêteurs et emprunteurs, et la montée en puissance des défauts de paiement potentiels  sans une réelle prise de conscience des dangers encourus. Et « l’accident » financier est finalement survenu.

Le Costa Concordia c’est aussi l’histoire d’un bateau naufragé, abandonné par son capitaine, épisode  lui aussi symptomatique des moeurs ambiantes quand les principaux dirigeants d’entreprise  fuient leurs responsabilités et sont les premiers épargnés par les désastres qu’ils ont provoqués. Comme dans toutes les catastrophes, les premières victimes sont les petites gens.
Le Costa Concordia illustre enfin toute la perversité de l’alliance entre le capitalisme, la technologie et la société de consommation qui réussit à mettre sur le marché des « produits » insensés et à rendre ainsi dépendants  et partie prenante de beaucoup d’industries nocives et dangereuses les consommateurs et les travailleurs, pour le plus grand profit de quelques détenteurs de capitaux.  Ainsi, aux chantiers navals STX de Saint Nazaire, il n’est évidemment pas question de s’interroger sur le gigantisme des paquebots et le bien-fondé d’un tourisme maritime de masse.  L’erreur de navigation du capitaine italien ne saurait remettre en cause une activité pourvoyeuse de nombreux emplois , notamment à l’heure où le « petit dernier » , le MSC Divina, fait l’objet des derniers préparatifs et réglages : cette masse encore inerte(longue de 333 mètres, large de 38 mètres et haute de 67 mètres) devrait transporter à partir du mois de mai prochain plus de 4000 passagers pour des « croisières de rêve en Méditerranée » .
Le Costa Concordia, c’est une allégorie : la dérive du Costa Concordia sur les récifs, c’est la dérive du capitalisme et de l’humanité vers l’inconnu, au mépris de toutes les menaces qui se font pourtant de plus en plus précises et prégnantes.

Costa Concordia : j'ai sauté dans l'eau glacée pour sauver ma peau


Le paquebot du Costa Concordia près de la petite île du Giglio, Italie, le 16 janvier 2012 (GUARDIACOSTIERA/SIPA)                                                                    Le paquebot du Costa Concordia près de la petite île du Giglio, Italie, le 16 janvier 2012 (GUARDIACOSTIERA/SIPA)


Nous sommes tous rentrés dans nos cabines, dans le calme. A ce moment-là, il n’y avait pas d’inquiétude particulière, personne ne paniquait . Nous étions loin d'imaginer ce qu'il allait se passer.

A peine de retour dans notre cabine, une coupure de courant est alors survenue. Aucune consigne ne nous a été donnée. Nous sommes sortis dans le couloir en direction du pont avec des vêtements chauds, nos portables et un gilet de sauvetage qui se trouvait dans l'armoire en face de la salle de bain.

Dans les couloirs, les passagers commençaient à s’agiter dans tous les sens. Aucune instruction générale ne nous été donnée. Sur le pont, c’était le chaos, il y avait des pleurs. Il devait y avoir deux à trois membres du personnel devant chaque chaloupe, tous admirables de sang-froid.

Une heure environ après la première inclinaison, un premier message audio a été diffusé expliquant que le bateau avait un problème de générateur. Mais la situation était sous contrôle, disait le message. Puis un deuxième et un troisième de même tonalité.

Le bateau s’est mis à pencher de l’autre côté, beaucoup de gens ont perdu l’équilibre, d’autant qu’il faisait nuit et qu’il n’y avait plus d’électricité à bord. On ne voyait que des lumières au loin. J’ignorais alors qu’il s’agissait de la côte. Je pensais que ce n’était qu’un autre bateau…

L’ordre de quitter le navire n’a été donné qu'aux alentours de 23h. On était tous paniqués. On pense immédiatement au Titanic dans une situation pareille. C’est vite devenu la folie. Tout le monde voulait monter dans les chaloupes. Elles étaient pleines à craquer. On avait l’air de moutons.

Je suis monté dans une chaloupe mais impossible de la faire descendre à l’eau en raison de l’inclinaison du bateau. Nous sommes donc descendus pour en trouver une autre. Nous en avons trouvé une de l’autre côté du pont mais puisqu’elle n’était pas pleine, le personnel refusait de la mettre à l’eau, nous avons donc préféré nous jeter à la mer.

Nous avons nagé une dizaine de minutes jusqu’à un rocher. Une chaloupe nous a ensuite ramenés au port. En sous-vêtements, une couverture sur le dos, nous sommes restés là quelques minutes, un peu perdus dans la désorganisation et le chaos le plus total.

Tout au long de cette croisière, les seules consignes de sécurité que nous avons reçues nous ont été données par une simple vidéo. Mais nous n’avons rien à reprocher au personnel. Il a été exemplaire, il est resté calme tout au long de l’évacuation.

Mais, c’est certain, plus jamais je ne remonterai à bord d’un tel navire.

Concordia : traumatisés, en colère, les rescapés racontent leur calvaire Couple d’octogénaires, Claude et Gisèle restent marqués par les scènes de panique et la désorganisation à bord du « Costa Concordia ». Ils créent un blog pour fédérer les survivants.

PASCALE AUTRAN ET ARNAUD REY | Publié le 20.01.2012, 11h45
« COSTA CONCORDIA », LE 13 JANVIER. Au moment d’embarquer dans les canots de sauvetage, des rescapés ont assisté à des scènes de panique dignes de « Titanic ».

« COSTA CONCORDIA », LE 13 JANVIER. Au moment d’embarquer dans les canots de sauvetage, des rescapés ont assisté à des scènes de panique dignes de « Titanic ». |(AFP/SKY TV ITALY.)

Zoom
« Costa ne va pas s’en tirer comme ça… » Claude Medioni ne décolère pas. Cet habitant de Boulogne-Billancourt et sa femme, Gisèle, respectivement 80 et 87 ans, étaient à bord du « Costa Concordia ». Comme d’autres, le couple doit porter plainte contre Costa et veut créer un blog avec une autre rescapée afin de fédérer les passagers du paquebot.  « Je veux être indemnisé pour le traumatisme et les vacances fichues, tempête-t-il. Je veux aussi qu’on nous rembourse ce qu’on a perdu, notamment les 20000 € de bijoux qu’on a dû abandonner. »

S’il ne tarit pas d’éloges sur le « petit personnel du bateau » jugé « magnifique », Claude en veut à la société et au capitaine, ce « lâche qui a abandonné le navire et son personnel ». Quant à accepter une quelconque compensation de la part de Costa, « ils se fourrent le doigt dans l’œil ».

Les Medioni avaient embarqué avec leur fille Patricia, 43 ans. Avec déjà 15 croisières à leur actif, le couple trouve d’emblée curieuse l’absence d’exercice de sauvetage le premier jour. Et puis survient le drame au moment du dîner. La lumière qui s’éteint, le message rassurant de l’équipage, un choc, la sirène qui se met à hurler… A en croire la première conversation entre les garde-côtes et le commandement du bateau, diffusée hier par la télévision italienne, les officiers à bord évoquent à l’origine une simple coupure de courant. Mais, pour le couple de Boulogne, la suite est digne de scènes de « Titanic ».

« On a suivi tout le monde, sans savoir où on allait. » Claude tente de protéger sa femme, qui a des difficultés à se déplacer à cause d’une prothèse de hanche, ainsi que sa fille. « C’était la panique, je n’ai jamais vu des visages aussi cruels, c’était le sauve-qui-peut général, chacun pour soi », poursuit le vieil homme. Ils atteignent enfin les canots de sauvetage. « On allait monter dans l’un d’eux, mais nous avons été bousculés par deux jeunes qui nous ont pris les dernières places, se souvient Claude. On a dû aller au quatrième canot. En sautant, ma femme s’est fait mal. Après, ils ne voulaient pas faire monter ma fille, j’ai insisté et finalement ils ont accepté. » De leur embarcation, ils assistent alors à une scène terrifiante : « On a vu le troisième canot chuter et se briser en deux, les gens sont tombés dans l’eau. » Le leur a bien amerri, mais, là, une nouvelle frayeur les attendait : « Le bateau restait attaché. Soudain, on a vu un homme ressortir de l’eau, il avait plongé sous le canot pour le dégager, il a pris la barre et on a pu partir. »

Arrivés sur l’île de Giglio, les rescapés sont perdus. « Il n’y avait aucun message pour nous dire quoi faire, seulement les habitants pour nous accueillir. On était partis sans rien emporter. A 5 heures, on a embarqué sur un ferry qui nous a emmenés à Grosseto. » Après une longue attente, ils rejoignent Rome puis . Après 48 heures d’un épuisant périple, le couple arrive enfin à son domicile, dimanche à 17h30. Dernier problème à surmonter, ouvrir la porte : les clefs étaient restées sur le bateau! Une épreuve presque anecdotique après tout ce que le couple venait d’endurer.

Naufrage du Concordia : deux Français identifiés parmi les corps retrouvés


Les recherches ont repris pour tenter de retrouver des survivants à bord de l'épave du Costa Concordia.

Les recherches ont repris pour tenter de retrouver des survivants à bord de l'épave du Costa Concordia. | (AFP/VINCENZO PINTO)

Zoom1/2
Les corps de deux Français morts dans le naufrage du paquebot «Concordia» ont été identifiés parmi les victimes retrouvées ces derniers jours, a annoncé jeudi la préfecture de la ville de Grosseto, en Toscane. Les corps ont été identifiés par les familles, a confirmé l'ambassade de à Rome. 

Les noms des deux victimes transmis par la préfecture de Grosseto sont Pierre Grégoire et Jeanne Gannard, un frère et une soeur originaires de Franche-Comté.   Les deux autres Français, en couple et dont on resterait toujours sans nouvelles, viennent du Val d'Oise

Le bilan provisoire s'établit désormais à onze morts, dont huit ont été identifiés : quatre touristes français, un Italien, un Espagnol, et deux membres d'équipage, l'un péruvien et l'autre hongrois. Mais, 24 personnes manquent toujours à l'appel, parmi lesquelles figurent deux Français. Ce  inclut les corps non identifiés.

Stoppées mercredi à cause d'un léger déplacement de l'épave, les recherches ont repris jeudi matin à bord du Costa Concordia,l'imposant navire échoué depuis vendredi soirsur les côtes de la petite île du Giglio au large de la Toscane. « Les tests réalisés durant la nuit ont été positifs et nous avons d'ores et déjà des plongeurs en action », a déclaré en début de matinée un porte-parole des garde-côtes, Filippo Marini. « Nous allons utiliser des micro-explosifs pour ouvrir davantage de voies d'accès. Ils vont entrer à l'intérieur du navire et chercher d'autres survivants », a-t-il ajouté.

Rechercher un logiciel rapidement sur notre moteur de recherche ...

meta

lien

Archives du blog

wikio