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mercredi 25 janvier 2012

Ce n’est pas le royaume des footballeurs africains !


Attirés par l’argent que brasse la première division marocaine, de nombreux joueurs subsahariens tentent leur chance. Mais très peu réussissent.
26.01.2012 | Clair Rivière | TelQuel


Dans les rues de Tanger, Samuel joue au guide touristique informel à défaut de jouer au football. Depuis deux ans, ce Camerounais cherche le club qui lui confiera un poste d’avant-centre, et un salaire digne de ce nom. De quoi vivre correctement et mettre de côté le pécule avec lequel il pourrait investir dans une affaire quelconque une fois de retour au pays. Mais, en attendant, il faut bien vivre. Entre pensions à 2,5 euros la nuit et petites chambres en colocation, Samuel vivote, sans grand espoir, à l’instar des milliers de migrants qui rêvent d’Europe. Son histoire est celle de centaines, voire de milliers de footballeurs subsahariens venus chercher gloire et fortune au sein de la Botola [championnat d’élite de football du Maroc] sans avoir jamais réussi à percer.

Samuel, c’est un pseudonyme. Il l’a choisi en référence à Eto’o, l’ancien attaquant camerounais de Barcelone et de l’Inter de Milan, son idole. Une star planétaire qui, comme l’Ivoirien Didier Drogba (qui joue à Chelsea), fait rêver des milliers d’enfants pauvres avec les millions qu’il a gagnés en Europe. Une fortune qui tranche avec la réalité du football subsaharien, où l’argent se fait encore rare. “Au Cameroun, je jouais en deuxième division, chez les Dragons de Yaoundé. Je ne touchais aucun salaire, confie Samuel. Et, même si j’étais passé en première division, combien aurais-je gagné ? 100 euros par mois ?”

Un marché saturé

C’est au début de l’année 2010 qu’il se prend à des envies d’ailleurs. Il faut trouver une destination. Vu la difficulté d’obtenir un visa pour l’Europe, il se rabat sur le Maroc, sur le conseil d’un ami commerçant qui fait des allers-retours fréquents entre les deux pays. “Là-bas, les joueurs sont bien payés, et il y a de bonnes infrastructures”, dit-il à Samuel, qui prend alors la candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe de monde 2010 comme une confirmation des dires du commerçant. Sans plus se renseigner, il achète un billet d’avion. Ce n’est qu’à l’atterrissage à Casablanca qu’il se rend compte que l’eldorado footballistique rêvé ne s’atteint pas si facilement.

Cruel constat qu’ont également fait les victimes des faux agents, des arnaqueurs qui – moyennant finance – promettent à ces jeunes joueurs naïfs de leur trouver un club dès la sortie de l’aéroport. Casablanca, Marrakech, Fès… Samuel fait le tour des villes, le tour des clubs, où il apprend que le nombre de joueurs étrangers dans chaque équipe est soumis à une limitation et que la plupart des places sont déjà prises. “Au Moghreb de Tétouan, ils m’ont fait faire un test, affirme-t-il. A la fin, ils voulaient me garder, mais, comme ils avaient déjà atteint leur quota d’étrangers, ils n’ont pas pu me prendre.” Il passe un autre test, à Marrakech, sans plus de succès. Il tente aussi de contacter de vrais agents de joueurs, mais la piste n’aboutit pas. “Ils te donnent rendez-vous, te disent qu’ils vont te rappeler, mais ils ne rappellent jamais”, raconte-t-il, blasé.

Adama, son ami malien, qui a voyagé jusqu’à Tanger par la voie terrestre, pointe un autre problème. “Il est 16 heures, et depuis ce matin je n’ai rien mangé. Dans ces conditions, comment s’entraîner pour rester en forme ?” se demande-t-il. Aujourd’hui, tous deux ont renoncé à jouer au football au Maroc. Adama espère devenir commerçant. Quant à Samuel, il ne rêve plus que du mariage blanc qui lui permettrait de rejoindre l’Europe.

Des salaires au rabais

Avant de renoncer, certains ont failli réussir. C’est le cas de Cyril, un milieu défensif ivoirien. “On m’a proposé de rejoindre les espoirs du Wydad de Fès, mais j’ai refusé. On ne me proposait aucun salaire, aucun logement, juste une prime de quelques centaines de dirhams par match gagné”, se souvient-il. Démoralisé, il a vite mis un terme à ses recherches, et travaille aujourd’hui dans un centre d’appels, à Fès [nord du pays].

En se rabattant sur les divisions inférieures du football amateur, Lenoir, un autre Ivoirien, est parvenu à intégrer des clubs. Mais, à cause de conditions salariales insuffisantes, il a mis un terme à l’expérience. Il se rappelle une équipe où il touchait “200 dirhams par-ci, 300 dirhams par-là [18 à 27 euros]. Je n’avais pas de salaire fixe.” Certains s’en arrangent, comme Brahim, lui aussi ivoirien, qui s’accroche à son équipe de troisième division (amateur) et à ses 1 500 dirhams mensuels [135 euros], “l’un des meilleurs salaires du club, mais qui arrive souvent en retard”. “Je ne peux pas dire que j’en sois content, commente-t-il. Mais, compte tenu de la situation, je n’ai pas le choix. C’est déjà bien de pouvoir jouer.”

Tremplin vers l’Europe

La configuration du marché – beaucoup de demandeurs, peu de postes – ouvre la porte à tous les abus (non-respect des contrats, non-paiement des sa­laires, etc.), que les joueurs ne sont pas en position de contester. Une situation dont se plaint cet autre Subsaharien, pourtant beaucoup mieux loti, qui joue dans un club de deuxième division. Avec les primes, il arrive à gagner “3 500 à 4 000 dirhams par mois [315 à 360 euros]”,mais n’a signé qu’un “contrat saisonnier de six mois”. Il est prêt à parier qu’en cas de blessure son contrat ne sera pas renouvelé, et que son club ne le soutiendra pas. “La seule chose qui me retienne ici, c’est, j’espère, me faire repérer par des recruteurs occidentaux ou orientaux, explique-t-il. Ils viennent beaucoup plus souvent ici qu’en Afrique centrale.” Le Maroc, tremplin vers l’Europe ou le Moyen-Orient ? C’est le souhait de beaucoup. Ça reste l’objectif de Patrick Tchouandop Nantchouang, un des rares Subsahariens inconnus à avoir réussi à atteindre la Botola 1 après un passage par le monde amateur. Arrivé du Cameroun à l’âge de 19 ans, sur le conseil d’un manager non homologué, il intègre malgré tout l’équipe amateur d’Amal Souk Sebt (troisième division), où il passe trois ans, avant d’être repéré par un autre agent, qui le fait signer à la Jeunesse sportive d’Al-Massira. L’attaquant y a entamé sa deuxième saison, et son téléphone n’arrête pas de sonner. Qui est au bout du fil ? “Des amis africains qui galèrent et qui me demandent de les aider à trouver un club, confie-t-il. Je fais ce que je peux, mais je ne suis pas manager.

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Le retour du Mans ?




Par Thibault Charmey, 25-01-2012
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Le Mans récupère sa confiance dans ce championnat de L2 - Panoramic
Mal en point lors des matches allers, l’équipe du Mans retrouve des couleurs. Notamment lors de sa victoire à Sedan (0-2) lors de la dernière journée. Même chose pour Monaco qui enchaîne, tandis qu’Amiens s’effondre.
Il y a un mois les Manceaux enchaînaient les mauvais résultats, provoquant l’éviction d’Arnaud Cormier en poste depuis 2009. Le club se rapprochait de plus en plus de la zone de relégation avant la trêve hivernale. Les dirigeants du Mans FC se sont alors tournés vers Denis Zanko pour reprendre les rênes. Il était en charge du centre de formation depuis 2009, et a su montrer son expérience avec les joueurs professionnels. Chose confirmée, puisque pour le premier match retour des Sarthois, Zanko et ses joueurs sont allés gagner à Sedan (0-2), pourtant 4e du classement. «J’ai le sentiment qu’on a réussi une grosse performance ce soir. On avait très bien débuté sans pour autant être récompensés à la pause. Et j’avais peur qu’on en paye le prix. Heureusement, nous avons trouvé l’ouverture dès la reprise et on double la mise sur un temps fort de Sedan», relate l’entraîneur du Mans dans Ouest France. Une nouvelle mission attend cette équipe samedi prochain à la MMArena  en recevant Châteauroux. En effet, la Berrichonne est pleine de confiance après sa victoire à Auxerre en Coupe de France.
Monaco, la confirmation ?
De nouveau vainqueur à Amiens (1-2), l’ASM est sur une belle série de victoires et cela permet à Marco Simone de conforter sa place d’entraîneur. «C’est une victoire très importante. Malgré un début de saison difficile, j’ai continué à positiver auprès des joueurs, j’ai cru en eux. Aujourd'hui, ils me renvoient l’ascenseur», s’exprime le coach en conférence de presse. Les Monégasques reçoivent Lens pour cette 20e journée. Les Sang et Or restent également sur une victoire pleine de promesses contre Clermont, leader de cette Ligue 2. A noter que les Clermontois accueilleront Bastia (2e), pour le choc du haut de tableau. Les Corses pourraient prendre la place de leader aux Auvergnats.

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Après un mois, le bilan des Français



Au 25 janvier, cela fait un mois que la NBA a repris. Pour les dix joueurs français, les situations sont très hétérogènes derrière les réussites Mahinmi et Parker.
Sous les yeux de Gregg Popovich, Tony Parker ne comprend pas une décision de l'arbitre Greg Willard. (REUT)
Sous les yeux de Gregg Popovich, Tony Parker ne comprend pas une décision de l'arbitre Greg Willard. (REUT)

NICOLAS BATUM (Portland)

Ses stats au 24/01 : 10,8 points à 42%, 4,2 rebonds en 25 minutes
Premier mois compliqué, voire décevant. Ses perfs avec les Bleus et Nancy laissaient espérer un temps de jeu supérieur à la demi-heure. Mais à son poste d'ailier, la place de titulaire est occupée par Gerald Wallace, qui a été au bord de partir en décembre. Ses perfs sont très irrégulières pour le moment. On en saura plus quand sera passée la limite pour qu'il resigne (mercredi soir).

RODRIGUE BEAUBOIS (Dallas)

Stats au 25/01 : 5,9 points à 38% en 13 minutes
Le Guadeloupéen a participé à 90% des matches des Mavs jusque là, une victoire après une année et demi pourrie. Il n'a que le dixième temps de jeu de l'équipe mais son utilisation, et donc son rendement, fluctuent d'un soir sur l'autre. Des records cette saison à 17 points, 6 passes, 5 rebonds, 3 interceptions et 3 contres et 24 minutes. Pas mal. Pour l'instant, Delonte West occupe le rôle de meneur-arrière titulaire qui lui était promis. Mais ce dernier est très instable.

BORIS DIAW (Charlotte)

Ses stats au 24/01 : 7,9 points, 6,1 rebonds, 4,1 passes en 27 minutes
Après avoir débuté la saison comme pivot titulaire, il a quitté le cinq majeur et son temps de jeu a baissé. Sans surprise, ça ne l'inquiète pas - officiellement s'entend - mais c'est une très mauvaise affaire puisqu'il est en dernière anncée de contrat. Il semblerait logique que les Bobcats tentent de l'échanger avant la limite (mars) mais il vaut cher (9 millions de dollars cette saison) et sur les neuf derniers matches, le capitaine de l'équipe de France a tourné à 4,9 points à 36% en 23 minutes. 

IAN MAHINMI (Dallas

Ses stats au 24/01 : 8,4 points à 64%, 5,2 rebonds en 20 minutes
L'excellente surprise du début de saison. Le départ de Tyson Chandler a libéré du temps de jeu au pivot et il en est le grand bénéficiaire puisqu'il joue quasiment autant que le titulaire du poste. Il le rentabilise en étant le 4e marqueur et rebondeur des tenants du titre. Ses stats sont deux fois plus élevées que ses moyennes en carrière (4,2 points, 2,5 rebonds). Autre point très important : lui qui a souvent été blessé n'a manqué aucun match et il peut exploiter au maximum sa mobilité.

JOAKIM NOAH (Chicago)

Ses stats au 24/01 : 7,7 points, 8,4 rebonds, 1,1 contre en 27 minutes
Il a débuté la saison comme un diesel, ce qui le privera sans doute du All Star Game d'Orlando alors que la fenêtre était ouverte avec la blesssure d'Al Horford. Charles Barkley lui est tombé dessus, regrettant qu'il n'ait plus «le même niveau d'énergie». Mais cela n'a pas pénalisé les Bulls, qui ont le meilleur bilan de la Ligue. Petit à petit, "Jooks" retrouve de l'allant offensif.

TONY PARKER (San Antonio)

Ses stats au 24/01 : 17,7 points, 8,1 passes en 33 minutes
Avec la blessure de Ginobili et l'usure de Duncan, il est clairement le patron des Spurs. Ce qui ne se voit pas au scoring mais bien plus aux passes décisives, où ilexplose son record personnel«Il sait que (Gregg) Popovich (son entraîneur) veut la perfection et Parker a été proche de ça récemment. Avec le jeu décousu du reste de l'effectif, il incarne la constance»écrit le spécialiste des Spurs Buck Harvey. Derrière Bryant, Paul et Westbrook, il peut viser un quatrième All Star Game.

JOHAN PETRO (New Jersey)

Ses stats au 24/01 : 4,1 points, 2,9 rebonds en 14 minutes
Scotché à un rôle de remplaçant, il n'a pas profité de la blessure du pivot titulaire Brook Lopez pour prendre de l'importance. Il joue à chaque match ou presque dans une équipe de bas de tableau, mais rarement beaucoup (trois fois plus de 20 minutes). Il manque de tonus (0,6 rebond offensif). «S'il est connu comme l'un des joueurs les plus sympathiques de la NBA hors du terrain, ce qu'il fait sur le parquet laisse toujours à désirer»résumait le blogueur Mike Mazzeo en décembre.

MICKAËL PIETRUS (Boston)

Ses stats au 24/01 : 8,7 points en 22 minutes
Pour un joueur qui n'était plus du tout considéré dans son ancien club (Phoenix), Mike Pietrus s'en est bien sorti. Il a trouvé une équipe qui l'a accueilli à bras ouverts, où son profil de puncheur est rare et où il trouve des opportunités, les vieux cadres ayant besoin de s'économiser. Il tourne à 11,5 points depuis quatre matches. «Il ne jouait pas bien à Phoenix, je ne sais pas trop pourquoi...»,s'interroge le coach des Celtics Doc Rivers.

KÉVIN SÉRAPHIN (Washington)

Ses stats en 2001 : 2,4 points, 2,8 rebonds en 12 minutes
Quelle déception ! Le Guyanais n'est pas à blâmer puisqu'il n'a presque pas eu sa chance, même après la blessure de Ronny Turiaf. Ce qui a stoppé net la progression vue avec les Bleus et Vitoria. Associé aux mauvais résultats des Wizards, «c'est assez difficile à vivre»confie-t-il. Maintenant que le coach Flip Saunders a été viré, il faut voir si sa situation peut évoluer vite et fort. Etant donné la concurrence en équipe de France, il en a besoin s'il veut participer aux JO de Londres.

RONNY TURIAF (Washington)


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